L’Etat conforte l’esprit du Grenelle Environnement
Créé le 21 mai 2008
"Donner à la France quelques décennies d’avance en matière de développement durable », tel est l’objectif du Grenelle Environnement, a précisé le président de la République dans un discours prononcé mardi 20 mai à Orléans.
Faire de la France un exemple
Cet « exercice de régénération des choix publics » qu’est le Grenelle Environnement se doit de structurer l’ensemble des politiques menées par l’État, afin de faire de la France un modèle de développement durable. Voilà pourquoi le chef de l’État à affirmé qu’il ne « trahira ni l’esprit ni la lettre du Grenelle ». C’est tout un changement d’approche qui doit être prôné, avec un arbitrage des projets nationaux en fonction de leur impact sur notre environnement, mais aussi une inversion des responsabilités : les industriels se devront désormais de prouver que leur activité n’a pas d’impact écologique négatif.
Vers une société durable
De la fiscalité écologique, qui « ne doit pas interdire mais convaincre et inciter », à la question de l’emploi, qui grâce à une politique industrielle adaptée à cette démarche de développement durable devrait créer 500 000 emplois d’ici 2020, c’est l’ensemble des sujets chauds que le président de la République a abordé hier. Concernant les OGM, la « position forte d’équilibre » mise en place par le Grenelle Environnement sera respectée, avec notamment la mise en oeuvre de la clause de sauvegarde concernant l’interdiction de l’utilisation du maïs transgènique MON810.
Ainsi, la volonté réaffirmée de l’État quant à la mise en oeuvre des recommandations établies par le Grenelle Environnement dessine les contours de la démocratie écologique de demain, comme préconisé par le Groupe de Travail 5.














